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source : www.leconomiste.com
Dossier de Fès
"La priorité, finaliser le plan de développement de Fès"
Entretien avec Mohamed Rharrabi, wali de la région de Fès-Boulemane · La destination définitivement désenclavée
· Tourisme, immobilier, industrie... des secteurs qui décollent
L’aménagement de la nouvelle zone touristique Oued Fès est une locomotive de développement pour la ville. Selon Mohamed Rharrabi, le wali de la région, la plateforme des zones d’accueil des investissements complète l’effort mené en matière de mise à niveau, et s’inscrit dans l’_object_if de renforcer une ville qui se vend par son passé mythique, sa personnalité culturelle et son urbanité. Dans ce sens, la création d’un parc industriel à Ras El Maa, un parc des métiers de cuir à Aïn Chegag et une zone de dédouanement boostera l’activité économique. A noter que la concrétisation de ces opérations est prévue pour 2007.
· L’Economiste: D’importants projets sont en cours à Fès. Permettront-ils à cette ville de décoller? - Mohamed Rharrabi: Effectivement. Trois projets majeurs sont impulsés et se traduisent par un accueil favorable. Il s’agit d’abord de la nouvelle zone touristique Oued Fès dont l’aménageur est Medz. Ce projet, appelé à transformer un espace stratégique de la ville en renforçant la capacité d’hébergement (5.000 lits), apportera une grande valeur ajoutée en terme d’aménagement urbain et paysager. L’autre chantier d’envergure est celui des nouvelles zones d’urbanisation (Pôle ouest et Pôle sud de Fès) qui vont être dédiés à l’habitat de standing moyen, résidentiel et touristique. En gros, 3.000 hectares sont en cours d’étude. Puis, il y a la création d’un centre d’affaires articulé autour de l’habitat résidentiel sur les 32 ha de l’opération ex-Champ de courses qui fait l’objet d’un appel à manifestation national et international. D’autres part, l’attractivité de Fès se trouve renforcée par le désenclavement aérien, la construction de l’autoroute Fès-Oujda et la double voie ferrée vers Rabat et Casablanca. En gros, l’aménagement de nouvelles zones touristiques (Oued Fès), industrielles (Ras El Maa) et d’urbanisation (Aïn Chkef et Aïn Chegag) constitue une plateforme d’opportunités.
· Quelle est la manière de rendre Fès plus attractive? L’administration territoriale pourra-t-elle accepter tout genre de projets? Les nights-clubs, les casinos… aussi - Toute la vision du plan de développement de la ville de Fès vise à renforcer les ressorts de sa compétitivité territoriale. Donc, la plateforme des zones d’accueil des investissements complète l’effort mené à travers la mise à niveau entamée, et s’inscrit dans l’_object_if de renforcer une ville qui se vend par son passé mythique, sa personnalité culturelle et son urbanité. Concernant les projets d’animation, il est vrai que la ville accuse un manque dans ce sens, mais les opportunités devraient se conformer à la personnalité de la ville et à son rayonnement.
· D’autres investissements sont-ils prévus dans le secteur du tourisme? - Le plan de développement régional de tourisme (PDRT) constitue une feuille de route concrète. Trois opérations majeures ont connu leur démarrage au cours de sa première année: la zone Oued Fès, le désenclavement aérien, la promotion de la destination Fès et le renforcement des capacités de la médina. D’autres opérations sont prévues. Elles concerneront le lancement de la zone Ouislane, les niches de tourisme rural et le renforcement de l’animation.
· Y a-t-il une vision pour réussir le lancement de nouveaux produits touristiques notamment le tourisme spirituel?- Fès se distingue par deux produits uniques. Primo, il y a le thermalisme, via la station Moulay Yacoub, et qui peut devenir, à travers le bien-être, une niche intéressante. D’ailleurs, la Sothermy qui exploite la station est en train de mettre en place une stratégie dans ce sens (marketing et mise à niveau). Secundo, nous avons la niche spirituelle avec le triangle Moulay Idriss, Al Quarawiyine et Sidi Ahmed Tijani. Outre l’impact du tourisme intérieur, le pèlerinage à Sidi Ahmed Tijani constitue un vecteur pour la promotion du tourisme spirituel notamment dans l’Afrique subsaharienne (Sénégal - Mali - Niger - Côte d’Ivoire - Nigeria). Royal Air Maroc et le Centre régional du tourisme viennent de lancer un package appelé Ziara qui est pour l’instant commercialisé au Sénégal. Il devrait être dupliqué à d’autres pays. Parallèlement, le tourisme chez l’habitant est encouragé à travers l’INDH comme soutien en matière de mise à niveau des maisons d’accueil pour répondre à la demande des pèlerins.
· Quels sont, à votre avis, les projets qui pourront accélérer la croissance économique de la ville? - La concrétisation du PDRT, la finalisation des zones d’artisanat (Benjellik et Aïn Nokbi), l’accompagnement de l’ouverture de nouvelles zones d’urbanisation (Aïn Chkef – Aïn Chegag – Ex-Champ de courses) et l’éclosion du projet Fès-Technovalley sont le fer de lance de cette croissance. Sans oublier le chantier de mise à niveau urbaine que connaît la ville, la création du parc industriel Ras El Maa, le parc des métiers de cuir à Aïn Chegag et la création d’une zone de dédouanement. La concrétisation de ces opérations est prévue pour 2007.
· D’autres priorités? - La priorité stratégique est de finaliser le plan de développement dont les multiples facettes ont été soulignées: c’est un programme cohérent appelé à positionner Fès avec son potentiel, ses opportunités, sa position géographique et son urbanité.
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